Dossier

À chaque collectivité, son panel de solutions pour les biodéchets

En matière de tri à la source et de valorisation des biodéchets, il n’y a pas de solutions clés en main. Chaque territoire a ses spécificités, si bien que ce qui fonctionne dans l’un ne sera pas forcément adapté à l’autre. En général, il faut combiner plusieurs options.

La collectivité est-elle rurale, urbaine ou un peu des deux ? Existe-t-il déjà des acteurs locaux sur lesquels s’appuyer ? Y a-t-il suffisamment de débouchés locaux pour valoriser tout le compost qui sera produit ?… Beaucoup de questions doivent se poser avant de définir le schéma de solutions qui sera le plus adapté au contexte local.

Deux options de tri à la source

• La gestion de proximité consiste à traiter les biodéchets au plus près de leur lieu de production. Cela peut passer par le compostage individuel, chez soi, ou par un bac de compostage partagé, installé dans le quartier ou en pied d’immeuble. Certains restes alimentaires peuvent par ailleurs être donnés aux animaux domestiques, tandis que des végétaux peuvent être broyés et utilisés comme paillage ou comme structurant pour le compost.

• La collecte séparée, par le service public de gestion des déchets. Là aussi, des variations sont possibles : création de points d’apport volontaire ou de tournées de ramassage en porte-à-porte, etc.

Ces deux options – gestion de proximité et collecte séparée – sont le plus souvent complémentaires. Dans les zones urbaines très denses, on peut difficilement installer des composteurs partout, d’autant qu’il n’y a pas toujours assez d’agriculteurs ou de jardiniers sur place pour utiliser tout le compost. En pleine campagne, quand les habitations sont dispersées, la gestion de proximité est encouragée. Mais dans les territoires de typologie intermédiaire, les collectivités combinent généralement les deux.

Deux options de traitement pour les biodéchets collectés

• Le compostage centralisé : les biodéchets collectés peuvent être envoyés vers une plateforme industrielle de compostage ou être compostés directement chez des agriculteurs, pour une utilisation in situ de l’amendement organique obtenu (voir p. 11).

• La méthanisation : ce traitement permet de produire du biogaz injectable dans le réseau, de la chaleur et/ou de l’électricité, tout en fournissant du digestat que les agriculteurs peuvent utiliser comme amendement organique pour enrichir leurs sols.