Innovation

Une cartographie mondiale de la biodiversité grâce à l’ADN

SPYGEN développe une technologie novatrice d’inventaire de la biodiversité basée sur la recherche de traces d’ADN dans l’environnement. Un projet qui bénéficie d’un soutien financier de l’ADEME.

Pour recenser les espèces d’un écosystème, les relevés visuels et le marquage des animaux ont longtemps été les méthodes privilégiées. Aujourd’hui, en recueillant un échantillon d’eau, les scientifiques peuvent identifier des brins d’ADN issus de salive, de mucus, d’urine, de gamètes d’animaux, mais aussi des bactéries, virus, traces végétales… « Cette technique non invasive est particulièrement efficace, notamment pour détecter des espèces rares ou invisibles. De plus, elle permet de limiter le temps passé sur le terrain et le coût des inventaires », explique Tony Dejean, président de SPYGEN, entreprise savoyarde. 

Observatoire mondial du vivant

Le projet ALIVe de SPYGEN est lauréat du concours du Programme d’investissements d’avenir piloté par l’ADEME. Ses objectifs : développer de nouveaux indicateurs de biodiversité basés sur l’ADN environnemental, standardiser la méthode et créer une plateforme de cartographie pour favoriser le partage des données. Ce projet est à l’origine de l’Observatoire mondial du vivant, Vigilife, lancé en 2021 par SPYGEN avec de nombreux partenaires français et étrangers (Université de Montpellier, ETH Zurich, WWF, CNR, etc.).

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