Aller au contenu Aller au menu Gestion des cookies
Logo de la République Française : Liberté Égalité FraternitéLogo de l'ADEME : Agence de la transition écologique

ADEME Infos

Toutes les actualités de l'Agence de la transition écologique

Abonnez-vous
  • Twitter
  • LinkedIn
  • YouTube
Navigation :
  • Accueil
  • ADEME Infos
    • Agriculture / Alimentation
    • Air
    • Bâtiments
    • Bioéconomie / Forêt
    • Changement climatique
    • Économie circulaire / Déchets
    • Énergies
    • Industrie / Production durable
    • Mobilité / Transports
    • Société / Politiques publiques
    • Urbanisme / Territoires / Sols
  • ADEME Magazine
  • ADEME Recherche
  • ADEME International
  • ADEME Stratégie
  • Je m'abonne

« Réduire la place de la voiture, c’est redonner de l’espace aux habitants. » 

  • Mobilité / Transports

Moins de stationnement, plus de place pour les piétons, les cyclistes et la végétation… Au Bourget-du-Lac, en Savoie, la réduction de l’emprise automobile transforme le cadre de vie. Nicolas Mercat, maire de la commune, et Mathieu Chassignet, ingénieur mobilité durable à l’ADEME, croisent leurs regards sur les bénéfices de cette démarche et les conditions de sa réussite.

octobre 2026

Partager

  • Partage Facebook (ouvre un nouvel onglet)
  • Partage Twitter (ouvre un nouvel onglet)
  • Partage Linkedin (ouvre un nouvel onglet)
  • Partage Messenger (ouvre un nouvel onglet)
  • Partage Mail (ouvre un nouvel onglet)

Pourquoi réduire la place de la voiture au Bourget-du-Lac ?
Nicolas Mercat

Notre commune compte 5 400 habitants, mais accueille aussi 6 600 étudiants, 5 000 salariés au technopôle « Savoie Technolac » et plus de 5 000 visiteurs par jour au bord du lac en été. Nous avons élaboré un plan piéton pour relier les hameaux au centre-bourg, notamment en rouvrant d’anciens chemins ruraux. Certains permettent aux enfants de rejoindre l’école par un trajet deux fois plus court que la route. Nous avons aussi transformé la RD 1504, empruntée par 19 000 véhicules par jour, en boulevard urbain avec des trottoirs et de la végétation. La vitesse moyenne y est passée de 65 à 32 km/h.

Mathieu Chassignet

Cet exemple montre que ces politiques ne sont pas réservées aux grandes villes. Il faut distinguer la réduction de l’usage de la voiture de celle de son emprise sur l’espace public. Cette dernière libère de la place pour d’autres mobilités, mais aussi pour végétaliser, aménager des espaces de jeux et de loisirs ou créer des lieux de rencontre. 

Comment avez-vous réaménagé les berges du lac ?
N. M.

Sur les 570 places de stationnement que comptait le site, 200 ont été supprimées en bord de lac afin de réduire la circulation générée à l’entrée de la plage. Nous avons également éloigné les parkings et aménagé un parc avec des jeux, des terrains de pétanque, des espaces ombragés et une zone humide restaurée. Les places proches du lac sont devenues payantes pour favoriser la rotation, tandis que le stationnement longue durée reste gratuit un peu plus loin. Une mesure bien accueillie par les restaurateurs; dont les clients avaient auparavant des difficultés à trouver une place. Les lignes de bus ont aussi été prolongées jusqu’au lac et leur fréquentation a triplé. Nous avons dû ajouter régulièrement des arceaux à vélos pour répondre à la demande.

M. C.

Une voiture stationnée occupe une dizaine de mètres carrés, sans compter les voies de circulation et les espaces de manœuvre. Sur la même surface, on peut accueillir davantage de piétons et de vélos, mais aussi créer des lieux de rencontre et de loisirs. Réduire l’emprise automobile, c’est multiplier les usages possibles d’un espace limité.

Comment faire accepter la suppression de places de stationnement ?
N. M.

Nous avons associé environ 700 personnes à la concertation : habitants, touristes, enfants… Ensemble, nous avons défini les besoins. Cela nous a donné une légitimité, mais n’a pas empêché les critiques pendant un an et demi. Aujourd’hui, les bénéfices sont visibles et les aménagements acceptés. On ne vend pas la réduction de la voiture, on vend la qualité des espaces publics qu’on peut offrir.

M. C.

On imagine souvent que ces mesures sont impopulaires. Pourtant, les habitants sont généralement favorables à des espaces plus apaisés. Avant les travaux, les opposants savent ce qu’ils vont perdre, tandis que les autres peinent à se représenter les gains. Une fois les aménagements réalisés, l’adhésion progresse. C’est pourquoi il est important de parler de ce que les habitants vont gagner plutôt que de se focaliser sur les places supprimées.

Quels bénéfices au-delà de la mobilité ?
M. C.

Les émissions et la pollution diminuent quand l’usage de la voiture recule, mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. Marcher ou pédaler aide à lutter contre la sédentarité. Les déplacements actifs peuvent aussi favoriser la concentration des enfants et la santé des salariés. Et une place végétalisée, contrairement à un parking, permet de se rencontrer, de jouer ou d’organiser des événements.

N. M.

Nous voulons aussi construire une ville à hauteur d’enfant. Devant l’école de la Serraz, nous avons réservé la circulation aux riverains et reporté le stationnement des parents un peu plus loin. Avec des arbres et des bancs, la sortie de l’école devient un lieu de rencontre. Les enfants ont également participé au projet du lac avec des croquis et une maquette en Playmobil ! Et lorsque les élus et les agents se déplacent à vélo, les habitants peuvent plus facilement les interpeller : cela renforce le lien social.

Est-ce aussi un levier d’adaptation aux canicules ?
N. M.

Une thermographie réalisée cet été a relevé jusqu’à 67 °C à la surface des parkings en enrobé, contre des températures proches de celle de l’air dans les espaces ombragés et végétalisés. Nous devons également éviter de prévoir trop de places de stationnement. Au lac, nous avons choisi de dimensionner les parkings en fonction de la fréquentation de la 15ᵉ journée la plus fréquentée de l’année quitte à connaître quelques jours de saturation. 

M. C.

Pour rafraîchir les villes, il faut planter des arbres. Mais la circulation et le stationnement occupent une grande partie de l’espace public. Réduire la place accordée à la voiture est  souvent la seule solution pour libérer des surfaces pour la végétalisation.

Comment aller plus loin, notamment à « Savoie Technolac » ?
N. M.

Le stationnement occupe 28 % de la surface de cette zone d’activités, contre 18 % pour l’activité économique. Nous voulons construire plus haut pour accueillir davantage d’entreprises sans consommer plus de foncier, tout en réduisant les places par salarié. Les alternatives progressent : la part du vélo à Technolac est passée de 4 à 8 % en un mandat. Nous poursuivons également le plan piéton et les aménagements cyclables. Le covoiturage est encouragé par une aide aux conducteurs;  et nous travaillons à mieux coordonner les transports à l’échelle du bassin de vie.

M. C.

Les collectivités peuvent commencer par des projets concrets, comme les abords des écoles dont l’apaisement fait consensus auprès de la population. Le Bourget-du-Lac montre qu’en réduisant la place de la voiture, on ne transforme pas seulement les déplacements : on améliore aussi le cadre de vie. 

 

En savoir plus
  • Lire l'article « Le Bourget-du-Lac, un modèle de mobilité active »
  • Consulter le site de la ville du Bourget-du-Lac
Sur le même sujet
  • #collectivités
  • #Mobilités douces
Abonnez-vous

Abonnez-vous aux publications de l’ADEME pour rester informés de nos actualités, nos expertises et nos solutions !

Logo de la République Française : Liberté Égalité FraternitéLogo de l'ADEME : Agence de la transition écologique

Ce site internet est pensé et développé avec un objectif d’écoconception.
En savoir plus sur l’écoconception du site

  • ADEME Infos
    • Agriculture / Alimentation
    • Air
    • Bâtiments
    • Bioéconomie / Forêt
    • Changement climatique
    • Économie circulaire / Déchets
    • Énergies
    • Industrie / Production durable
    • Mobilité / Transports
    • Société / Politiques publiques
    • Urbanisme / Territoires / Sols
  • ADEME Magazine
  • ADEME Recherche
  • ADEME International
  • ADEME Stratégie
  • Gérer mes abonnements
  • Mentions légales
  • Politique de protection des données à caractère personnel
  • Politique des cookies
  • Gestion des cookies
  • Accessibilité : partiellement conforme

© 2026 ADEME - Tous droits réservés