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« L’éco-conception est un levier stratégique pour innover et rester compétitif »

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Directeur de l’Association Pôle Éco-conception depuis 2008, Samuel Mayer accompagne les entreprises pour concevoir des produits et des services plus performants et durables. Dans un contexte d’instabilité géopolitique et de tensions sur les matières premières, l’écoconception n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais un moteur de résilience et de maîtrise des coûts.

mars 2026

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Qu’est-ce que l’éco-conception ?
Samuel Mayer

L’éco-conception consiste à concevoir un système, un produit et/ou un service, en réduisant son impact environnemental, par rapport à la solution actuelle qui sert de référence. La démarche suit des étapes claires : définir un objectif et un point de comparaison, identifier les principaux impacts, imaginer et évaluer des solutions avec des indicateurs, choisir la meilleure, puis mesurer les gains réels. Elle prend en compte tout le cycle de vie et plusieurs critères comme l’empreinte carbone, mais aussi l’eau, la biodiversité, l’usage et la fin de vie.

Quel est le rôle du Pôle Éco-conception ?
S.M.

Notre association aide les entreprises à concevoir des produits, des services ou des systèmes plus durables en prenant en compte le cycle de vie. Concrètement, nous animons des réseaux nationaux d’experts et de consultants pour structurer la filière. Nous proposons aux territoires des ateliers de sensibilisation et pouvons intervenir directement au sein des entreprises. L’ADEME et la Région financent une partie de ces prestations. Nous développons aussi des méthodes, guides et outils avec des groupes d’experts, notamment au sein de l’AFNOR. Enfin, nous diffusons largement ces pratiques à travers des événements et nos supports de communication.

Pour déployer cette démarche au plus près des entreprises, nous sommes actuellement en train de structurer le réseau national Ecodesign Hub, composé de structures locales qui animent l’éco-conception dans leur territoire. Il repose sur une charte et une convention de qualité, garantissant un niveau homogène d’accompagnement, de compétences, d’outils et de méthodes dans chaque région. Où qu’elle soit située, une entreprise dispose aujourd’hui d’un point d’entrée unique pour initier une démarche d’éco-conception, en identifiant pour commencer son interlocuteur régional via notre site internet. Elle peut poser ses questions, obtenir des ressources, réaliser un premier diagnostic et être orientée vers les dispositifs d’aide ou les compétences adaptées.

Comment l’ADEME soutient-elle les entreprises dans cette démarche ?
S.M.

L’ADEME produit des études, approuve les méthodes et met à disposition des bases de données et des outils d’évaluation en accès libre, ce qui est un système très avantageux et unique au monde, à ma connaissance. Enfin, l’ADEME assure le financement de l’animation territoriale portée par nos experts et propose aux entreprises volontaires des aides destinées à soutenir les différentes étapes de leur démarche, du diagnostic simplifié jusqu’à la mise en œuvre d’actions d’éco-conception ou à la structuration d’une feuille de route, en fonction de la maturité et des objectifs de l’entreprise. Au-delà des solutions de financement qui leur sont proposées, les entreprises apprécient aussi la qualité technique de l’instruction personnalisée de chaque projet, avec de vrais échanges avec les experts qui analysent leurs dossiers, les guident pour identifier les bonnes questions et choisir les solutions techniques les plus adaptées.

L’éco-conception est-elle vraiment bénéfique pour les entreprises ?
S.M.

Oui. L’éco-conception est rentable : des études l’ont montré et, surtout, les entreprises qui s’y engagent s’inscrivent durablement dans cette démarche. Au-delà de l’enjeu environnemental ou réglementaire, elle permet de réduire les coûts en optimisant les ressources, d’innover dans les choix techniques, d’accéder à certains marchés et d’anticiper les évolutions réglementaires. C’est aussi un facteur d’engagement interne et d’attractivité, notamment pour les jeunes talents. Aujourd’hui, ne pas se structurer sur ces sujets peut même devenir un risque concurrentiel.

Nous l’avons constaté dans plusieurs entreprises. Dans le cas d’un fabricant d’équipements de cuisine professionnelle, l’analyse d’un four a montré que l’inox était utilisé partout, y compris pour des pièces qui n’en avaient pas besoin. L’inox est l’un des aciers spéciaux les plus polluants, à cause notamment de son haut taux de chrome. Il est particulièrement pertinent pour des pièces en contact alimentaire. En revanche, pour des pièces de structure soumises à des contraintes moindres, cela relève d’une qualité excessive ; il est préférable d’opter pour des aciers plus sobres. En optimisant les matériaux avec l’intégration d’autres types d’acier, l’entreprise a réduit ses coûts tout en diminuant l’impact environnemental.

Autre exemple : une petite entreprise de deux personnes fabriquant des fixations de ski de randonnée utilisait un aluminium de qualité aéronautique, surdimensionné pour l’usage. Grâce à l’accompagnement et à une aide au démarrage du projet, elle a pu revoir sa conception et développer une nouvelle offre de produits.

Les TPE/PME sont-elles aussi concernées par l’éco-conception ?
S.M.

Absolument. Elles sont souvent plus agiles que les grands groupes et peuvent décider plus vite. Parce qu’elles sont au cœur des chaînes de valeur, leur engagement peut aussi devenir un avantage concurrentiel pour leurs clients. L’éco-conception devient alors un levier d’innovation et de positionnement sur le marché.

Les entreprises abordent-elles encore majoritairement l’éco-conception sous l’angle de la contrainte réglementaire, ou observe-t-on un changement de posture vis-à-vis de cette démarche ?
S.M.

Certaines s’y intéressent de manière proactive, parce qu’elles identifient des opportunités économiques ou stratégiques. D’autres y viennent encore sous la pression de la réglementation ou de leurs clients, mais même dans ce cas, elles réalisent ensuite les bénéfices de la démarche.

Observe-t-on une évolution des mentalités sur ce sujet et certains secteurs sont-ils plus avancés que d’autres ?
S.M.

Les entreprises sont plus curieuses qu’avant. Nous sommes de plus en plus sollicités pour réaliser des interventions sous forme de webinaires, de petits-déjeuners ou d’animation sur des demi-journées, mais le passage à l’action reste progressif. Le principal frein n’est pas l’intérêt, mais la priorisation : dans un contexte économique incertain, les dirigeants doivent arbitrer entre de nombreuses urgences. Souvent, le déclic intervient lorsqu’un projet de changement existe déjà dans l’entreprise, comme le lancement d’un nouveau produit, une réorganisation industrielle ou bien un déménagement. Certains secteurs sont particulièrement moteurs, notamment dans le B2C, où les attentes des consommateurs et les exigences réglementaires sont fortes. C’est le cas du secteur de l’habillement, les jeux et jouets, le mobilier, les équipements de bricolage ou bien le secteur médical.

Quel conseil donneriez-vous à une entreprise qui hésite à se lancer ?
S.M.

La première étape est de s’informer pour comprendre l’intérêt de cette démarche. Ensuite, il faut se former et définir une ambition, pour pouvoir construire une feuille de route, en s’appuyant sur les dispositifs d’accompagnement existants.

Les chiffres clés du Pôle Éco-conception en 2025 :

  • 5 000 organisations accompagnées
  • 232 000 personnes sensibilisées
  • 582 personnes formées
  • 285 projets menés

4 axes d’éco-conception d’un service ou d’un produit

  1. Faire la même chose avec moins : moins de matière, moins d’énergie, moins de déchets, par exemple en allégeant un emballage.
  2. Rendre un produit recyclable ou le concevoir à partir de matériaux recyclés, en vérifiant l’impact environnemental réel avec des données. 
  3. Augmenter la durée de vie des produits en optimisant leur robustesse, la réparabilité ou la remanufacture.
  4. Intensifier l’usage, en concevant des produits ou des services pour qu’ils puissent être partagés entre plusieurs usagers.
En savoir plus
  • Inspirez-vous de ces retours d’expérience du Pôle Éco-conception
  • Accédez aux guides d’éco-conception du Pôle Éco-conception
  • Consultez les résultats du baromètre de l’éco-conception publié par l’ADEME
  • Accédez aux conseils de l’ADEME pour intégrer l’éco-conception en entreprise
  • Découvrez l’article « Se lancer dans l’éco-conception en restant compétitif : mode d’emploi »
  • Consultez la Lettre Stratégie de l’ADEME « Les bénéfices de l’éco-conception pour les entreprises »
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  • #écoconception
  • #entreprises
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