Faits et chiffres

Support physique vs numérique : l’impact environnemental des services culturels

Qui du DVD ou du streaming a le plus fort impact sur l’environnement ? De la liseuse ou du livre ? L’ADEME a enquêté sur l’impact de la digitalisation des services culturels.


L’étude repose sur la méthode d’analyse de cycle de vie, qui prend en compte la fabrication, l’utilisation, et la fin de vie de chaque service culturel, et évalue ses impacts sur différents critères environnementaux (émission de GES, mobilisation de ressources, pollution de l’air…)


Une multiplication des équipements

Les équipements (ordinateur, smartphone, TV, box, enceintes, consoles, etc.) se complexifient et se multiplient. Ils représentent une part très importante dans l’impact environnemental des services culturels numériques, et notamment :

– 90% de l’impact total, lorsque l’on écoute de la musique en streaming

– 60% de l’impact total, lorsque l’on regarde un film

– 80% de l’impact total, lorsque l’on joue à un jeu vidéo


L’intensité d’usage est déterminante

L’impact carbone de la liseuse est amorti au bout de 50 livre lus par rapport à l’achat de livres papiers neufs. Une solution à privilégier donc pour les gros lecteurs.

– Jouer à un jeu vidéo via le cloud peut avoir moins d’impact que jouer à un jeu téléchargé (d’au moins 77Go), si la durée d’utilisation reste en deçà de 6 heures.


Le streaming :  une pratique très consommatrice

– La consommation de données est responsable de plus de 60% de l’impact carbone du streaming vidéo sur smartphone.

– Le débit du streaming audio est 5 à 30 fois plus faible que le débit du streaming vidéo, et donc bien moins impactante en termes de consommation d’énergie et d’impact carbone.

300 millions de tonnes de CO2 sont émises chaque année à cause du streaming mondial (source : Shift Project).

80% : c’est la place qu’occupera bientôt le streaming vidéo sur le trafic web mondial.


Quelques gestes pour réduire ces impacts :

– Télécharger les contenus en amont plutôt que de les streamer

– Éviter l’usage de vidéo en ligne pour écouter de la musique, préférer les plateformes audio

– Adapter la résolution pour limiter le poids des vidéos (pas besoin de regarder en HD sur un écran de smartphone, par exemple)

– Privilégier l’usage des réseaux fixes (Ethernet, wifi), 3 fois moins énergivore que la 4G