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Avec Bee&Co, les biodéchets, c’est dans la boîte

Le tri des biodéchets deviendra obligatoire pour tous à compter du 1er janvier 2024. Fondée en 2012, Bee&Co propose déjà une alternative pour s’adapter à cette future réglementation.

Installés sur le marché de gros de Bordeaux depuis quatre ans, ils font désormais partie du décor. Avec 30 m2 au sol et 2,2 m de hauteur, les deux conteneurs qui composent la BioBeeBox ont la même apparence que ceux qui s’empilent sur les cargos. Pas question, pourtant, de leur faire traverser les océans. « Fruits et légumes avariés ou invendus : nous traitons ici, chaque année, 100 tonnes de biodéchets destinés à produire de l’énergie par méthanisation », explique Philippe Brousse, cofondateur de Bee&Co, un bureau d’études girondin.

Une source, plusieurs possibilités

À quelque 600 km de là, la BioBeeBox a également fait ses preuves avec les enfants d’une quarantaine d’écoles et collèges de Vitry-sur-Seine, qui ont été sensibilisés au tri des restes alimentaires de la cantine. Résultat : 300 tonnes de biodéchets récupérés en un an sur un rayon de 5 km. « Dans ce cas précis, la méthanisation crée du digestat, un résidu que l’on transforme ensuite en compost. La partie liquide permet quant à elle de diluer les biodéchets du lendemain, ou devient de l’eau industrielle après une ultrafiltration détruisant les bactéries », détaille Philippe Brousse. Adaptable en fonction des régions et des besoins, la BioBeeBox peut également être source d’électricité ou d’énergie thermique.

Quoi ?

La méthanisation urbaine par containérisation.

Où ?

Bordeaux, Vitry-sur-Seine, Moroni (Comores), etc.

Pourquoi ?

Récupérer et transformer les biodéchets.

Quand ?

Depuis 2017.

Partenaires ?

L’ADEME qui a récompensé et soutenu Bee&Co via l’appel à projet « Entreprises engagées pour la transition écologique » (100 000 €).